CeeJay

L’Accueil. 

Avec les yeux d’exil
Et un cœur d’océan
Je tente de dormir sur la houle mauvaise
Le temps coule entre mes doigts.

Je fais le mort pour rester vivant
Le vaste vent emporte mes rêves illusoires
Le jeu cruel de la nuit sans lune
Qui épouse la mer me vrille la tête.

Le coude à coudes dans les côtes
Encastrés dans les autres
Sur la lourde barge qui joue à nous faire peur
Comme l’attraction de foire.

Le destin a tout son temps
Il attend patiemment de prendre sa part
Il a pris place, nous accompagne, il cherche
Dans nos yeux si s’attarde encore la chimère d’espoir.

La nuit ne fini pas, les eaux noires inouïes
Font de gigantesques murs d’écume
S’ouvrent et se referment les blessures d’abysses
Elles accueillent les mendiants de vie.

Il n’y a plus de temps
Ni bord ni coudes rien que l’eau furieuse
Seuls sous l’aube naissante
Les corps sans vie s’échouent sur l’accueil des plages.

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